De 11h à 12h 30 et de 18h à 19h : Place Paul Doumer, Espace Van Gogh et Jardin d'été, des concerts gratuits donnés en alternance pour tout voir et tout écouter. Choisis pour leur acoustique et leur situation particulière, au cœur de la ville ou en des lieux emblématiques, ces scènes accueillent des groupes choisis pour leur qualité artistique et leur convivialité.
Mardi 11 juillet
Espace Van Gogh à 11h / Place Paul Doumer à 18h
SIMON NWAMBEBEN, Cameroun
artiste découverte Sacem 2006
Né à Bafia au Cameroun dans une famille qui le baigne dès l'enfance dans une atmosphère artistique, Simon Nwanbeben découvre le monde par la danse, les chants et les rythmes traditionnels. En 1995, du haut de ses 19 ans, il part à Yaoundé où pendant un an il jouera dans les cabarets de la capitale, seul avec sa guitare. Sa musique s'épure et naissent les chansons qu'il chante aujourd'hui encore. C'est à "La Terre Battue", cabaret bien connu, que le metteur en scène de la compagnie nantaise Royal de Luxe le remarque et lui propose d'intégrer sa compagnie. Avec la troupe, il parcourt le monde, de la Chine au Chili, pour finalement s'installer en France, à Nantes. L'univers poétique et musical de Simon prend sa source dans le métissage : voix françaises et africaines avec des textes chantés en bafia, sa langue d'origine, un set de percussions venues des quatre coins du monde, une guitare et des rythmes traditionnels avec le mélange des timbres pour seule couleur.
Avec Ray Lema qu'il admire à la réalisation artistique, Simon Nwanbeben nous livre ici son tout premier opus dont l'album est sorti en mai 2006 (label Daqui/Harmonia Mundi).
Mardi 11 juillet
Jardin d'été à 11h30 / Espace Van Gogh à 18h
DUO BERTRAND, Marais Breton Vendéen
Depuis 1993, le Duo Bertrand a entrepris de restituer et de faire vivre les musiques de leur région, le Marais Breton Vendéen, région charnière entre la Bretagne et le Poitou, limité au nord par le pays de Retz et au sud par le bocage vendéen. Ces musiques qui leur ont été transmises par les anciens "maraîchins" sont autant de témoignages sauvés de l'oubli. Le Duo Bertrand c'est l'oncle Thierry qui sonne la veuze, cornemuse régionale qu'il a découvert à l'âge de 13 ans, et le neveu Sébastien qui joue de l'accordéon diatonique qu'il a également appris tout jeune et qu'il enseigne depuis 2002 au sein de la maison des Arts de Challans en Vendée. A eux deux, ils interprètent principalement des pièces anciennes issues du patrimoine oral "collecté" auprès des derniers chanteurs et sonneurs de la tradition.
Le résultat sent toujours âprement son marais, même si les compositions originales voisinent avec les airs du répertoire. Une musique de pauvre, qui n'a pas le temps de finasser et livre ses émotions tout de suite : mélodies ou maraîchines, ces airs à danser sont irrésistibles de virtuosité, brutalité, délicatesse...
Hélène Hazéra, France Culture.
http://www.troisquatre.com/fr/groupes/duo%20bertrand/duob.htm
http://www.duo-bertrand.com/
Mercredi 12 juillet
Espace Van Gogh à 11h / Place Paul Doumer à 18h
LA MAL COIFFEE, Occitanie
Les six filles des Corbières marchent sur la trace ouverte par Lo Cor de La Plana mais à leur façon c'est-à-dire en moins marseillais et plus féminin. Ces chants traditionnels populaires de la vallée de l'Aude aux arrangements contemporains entraînent sur le chemin imaginaire d'une polyphonie traditionnelle rêvée. Les six jeunes voix de cet ensemble s'appellent Myriam Boisserie, Dalèle Muller, Marie Coumes, Hélène Pages, Isabelle François et Camille Simeray. Laurent Cavalié par ailleurs chanteur de La Fabrique est aux arrangements. Volontairement un brin insolent voire espiègle ou provocateur, leurs harmonies travaillées et originales, sont toujours parfaitement justes et agréables et les rythmes vocaux ou frappés des mains, très enlevés et entraînants.
http://www.sirventes.com/
Mercredi 12 juillet
Jardin d'été à 11h30 / Espace Van Gogh à 18h
MAMY WATA, Centre Afrique/France
Sélection Nouvelle Vague des Méditerranéennes d’Argelès, avec le soutien de la SACEM
Mamy Wata c'est la rencontre d'une chanteuse, d'un guitariste et d'un percussionniste qui les accompagne. Leur musique vient d'Afrique mais leurs textes s'adressent au monde entier. Originaire de Bangui en Centre Afrique, Déa possède en elle toute l'énergie et la volonté de faire partager ses émotions à travers la musique. Elle se questionne, s'intéresse aux autres et à leurs histoires. Tous les maux que les hommes rencontrent la touchent. A travers sa danse et ses expressions elle leur donne un visage, une vie. Une voix que l'on n'oublie pas et que l'on croit avoir toujours entendue. Grave, chaude, sensuelle et porteuse de toutes les histoires, toutes les souffrances.
Déa, elle vous fige sur place, vous envoûte, vous entraîne du côté sombre du soleil avec des textes superbes et durs sur des sujets dont on ne fait pas des chansons : l'inceste ou la folie. Une voix extraordinaire sautant les octaves, une voix de jazz et de blues mais beaucoup plus encore, et une créativité exceptionnelle. Déa est chanteuse, et quelle chanteuse, mais aussi comédienne, tragédienne, danseuse. Elle chante avec son corps, danse avec sa voix.
Le Berry Républicain
http://www.mamywata.net
Jeudi 13 juillet
Espace Van Gogh à 11h / Place Paul Doumer à 18h
KOLIBERA, Madagascar
Ce quatuor de pères et de fils distille des mélodies polyphoniques nostalgiques venues des hauts plateaux malgaches.
Le récent combo est mené par Jean Colbert Ranaivoarison dit Kolibéra, membre du célèbre groupe Féo Gasy, maître reconnu du tempo "ba gasy" qui consiste en une reproduction sur guitare open des sonorités en piano acoustique des anciennes chansons de l'époque des royaumes malgaches. Cet auteur-compositeur continue de transmettre son savoir-faire et de partager son amour inconditionnel pour la musique traditionnelle. Et notamment à son fils Jean Colbert Ranaivonirina dit Nini, qui à 26 ans marche dignement dans ses traces.
Initié par son père au blues et au bossa, au folk par les groupes Mahaleo, Feo Gasy et autres groupes malgaches connus, s'il joue aisément du "ba gasy" il s'illustre également à la guitare et à la voix.
Quant à Famantanantsoa Rajaonarison dit Fafa, il est à 51 ans considéré comme la voix d'or masculine de Madagascar : interprète des chansons traditionnelles aux variétés malgaches qui ont bercé sa vie, il ne dédaigne pas non plus les chansons anglo-saxonnes qui ont forgé une partie de sa personnalité musicale. Il fait aussi partie des groupes Feo Gasy et Mahaleo.
Enfin, Mahakosy Eric Rajaonariosn dit Eric, fils de Fafa et qui a eu la chance d'hériter de la voix de son père complète le groupe. En plus de ses multiples duos avec son père au sein du groupe Mahaleo, il a monté son propre groupe, Tsy very, en 1993. Et s'il n'en a pas fait son métier, il a ce don de toucher les spectateurs par sa voix chaleureuse et douce, reflet de sa culture.
http://tsyvery04.free.fr/contact.html
Jeudi 13 juillet
Jardin d'été à 11h30 / Espace Van Gogh à 18h
BOYA, Bulgarie/France
Ce trio est né de la rencontre de trois cultures musicales : gadulka traditionnelle bulgare, piano classique et percussions orientales. S'inspirant de la musique populaire, ces trois explorateurs développent leur propre style. Une approche purement acoustique et intimiste aux couleurs chaudes de la Bulgarie et de l'Europe du sud est.
Formé en 2001, le trio reprend le répertoire de chants et danses populaires et y apporte ses propres arrangements. Il est formé de Dimitar Gougov, gadulka, Nathalie Tavernier au piano et Etienne Gruel aux percussions (darbouka, zarb, percussions latines).
C'est la gadulka qui mène la danse connaissant mieux que personne et depuis fort longtemps ces vieux airs de Bulgarie. Sorte de vièle, c'est un instrument à cordes frottées dont la forme rappelle le rebec médiéval. Elle possède trois cordes mélodiques et selon les régions, jusqu'à 14 cordes sympathiques. Très fines, elles ne sont pas frottées par l'archet mais leur vibration sont entraînées par celles des cordes principales auxquelles elles sont accordées.
Vendredi 14 juillet
Espace Van Gogh à 11h / Place Paul Doumer à 18h
LA MESCLA, Italie du Sud
Si l'on se référe aux peintures de Pompeï et à la simplicité du concept: «chanter sur une rythmique jouée sur un tambour», on peut considérer la tradition de la tammurriata comme directement descendante de la musique ancienne rituelle grecque, ou mieux, la musique qui émerga de la rencontre des Grecs anciens avec les populations de l'Italie du sud. Les tambours, les pas de danse et la double flûte avec laquelle ils jouent quelquefois, sont les mêmes qu'antan. La ligne mélodique du chant, dont la structure est archaïque, reste la même (avec quelques variations). Seules les paroles passent d'une inspiration symbolique populaire (quelquefois «hardcore») à une libre improvisation. Ce chant qui autrefois était prières invoquant les dieux des moissons, maintenant s'adresse aux «7 madones» à qui sont dédiées les fêtes, survivances des anciens cultes païens. De nos jours, les jeunes italiens du sud renouent avec la tradition, rencontrent les vieux, apprennent la danse, la construction du tambour et le chant.
Le tammurro est le tambour napolitain à cymbales, fait d'une peau de chèvre tendue sur un cercle de bois. Percussion verticale, elle se joue toujours en mode binaire et est pratiquée dans la région Vésuvienne autour de Naples. Sa filiation avec les percussions et rythmes de l'Afrique du Nord est certaine.
Originaires de diverses provinces autour de Napoli, les membres de La Mescla proposent avant tout une invite à découvrir un état d'esprit.
Pour être prêt à danser la tarentelle et la tammuriata, La Mescla propose aux festivaliers un stage de découvertes de ces danses typiques de la région de Naples qui aujourd'hui, rassemblent un public nombreux, jeune et désireux de raviver leurs traditions.
DAME LA MANO, France
récital flamenco par Clara Tudela (cante et cajon) et Gregorio Ibor-Sanchez (guitare et chant)
Donne moi la main… ce titre à lui tout seul résume le parti pris artistique de ce duo qui résonne comme une invitation à partager leur voyage. « Je vais te faire découvrir ma musique » semble t-il nous dire tant cette passion flamenca qui les habite nous est transmise avec émotion et générosiré. Clara est la voix comme d'autres sont le regard ou le jeu, intense et fragile comme l'existence. Gregorio est l'inspiration, précieuse et sensible, révèlée par la relation unique qu'il entretient avec son instrument. Que leur registre soit festif ou grave, les deux artistes expriment un flamenco en perpétuelle recherche de partage avec leur public.
Site internet : www.damelamano.fr
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