suds à Arles : festival de musique
 
LO COR DE LA PLANA
 
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Dans le cadre de la convention Cultures France-Etat-Région PACA, en partenariat avec le Conseil général des Bouches-du-Rhône, le Centre National des Variétés, la Fundacion Tres Culturas de Séville, l’association Le Méjan et à l’occasion de la candidature Marseille-Provence 2013

Voix hypnotiques et trépidantes, battements de mains, de pieds et de cœurs, ces six Marseillais réinventent l'art de la polyphonie. Puisant dans la tradition méridionale, et plus largement méditerranéenne, leurs « chants à danser » n’ont rien de figé et explosent avec une énergie sauvage…
Depuis bientôt sept ans, au quartier de la Plaine à Marseille, Lo Cor de la Plana développe un projet qui va bien au-delà de la polyphonie et qui mêle les sonorités archaïques d'une Méditerranée brute. La percussion et la voix sont le couple emblématique de ce rituel rudimentaire et minimal, accompagnés par ce que le corps peut encore faire battre d'essentiel : les mains, les pieds ou les peaux. Peuplés de monstres ou de saints picaresques, encore luisants des ardeurs d'une Provence païenne, les textes du vieux répertoire populaire y côtoient la foule bigarrée de la cité phocéenne d'aujourd'hui…
Pour ce projet, et réunis autour de Manu Théron, cinq chanteurs percussionnistes : Benjamin Novarino Giana, Sébastien Spessa, Denis Sampieri, Rodin Kaufmann et Manuel Barthélémy. Ensemble, ils élaborent une esthétique de l'énergie qui associe le fonds traditionnel au texte contemporain. La scansion, la répétition, l'aléatoire, une résistance particulière aux notions de normes musicales et de formes fixes que les interprètes de "tradition orale" ont parfois figées, les harmonies et les intervalles non tempérés, l'ornementation et tous les jeux d'appels et de réponses, d'interpellations de souffles, et de cris sont alors convoqués. Au-delà de référents musicaux "particularistes", et même lorsque l'ancrage marseillais sert d'appui et la langue occitane de point de vue, l'univers musical qui se construit dans ce groupe exalte toutes sortes d'influences. Cette mémoire incandescente, c'est le matériau de travail du groupe depuis sa fondation, et s'il sait la rendre commune et singulière à la fois, c'est parce que ce qui bat avant tout dans Lo Cor, comme son nom occitan l'indique, c'est le cœur.

Ils présentent à Arles et au public des Suds qui les connaît bien, leur nouveau spectacle. Souhaitant ne figer ni le fond ni la forme, les six gars du Cor ont été accueillis cet hiver pour une résidence de création, organisée par le Festival avec le soutien du CNV. Ils ont principalement travaillé la mise en lumière de leur spectacle avec Eric Rolland et l'occupation de l'espace scénique. Par ailleurs, ils sont allés à la rencontre de nouveaux publics, sensibilisant leur auditoire à une image dépoussiérée du chant provençal. Ainsi, ils ont squatté les cours de musique dans les collèges du département (dans le cadre d'une opération avec le Conseil général des Bouches-du-Rhône) et ont travaillé les arrangements avec un chœur féminin, Le Chœur de La Roquette, né des stages de chant dirigés par Manu Théron au fil des éditions du festival. Ils ont également participé à l’atelier de slam avec Pagan pour un travail particulier sur la scansion. Manu Théron interviendra aussi auprès de musiciens professionnels (ceux de la Compagnie X) pour un travail sur le chant et les arrangements. Le public arlésien a également pu les entendre lors du Revivre des Suds où, à l'occasion de la présentation des cartels de la Feria de Pâques, ils ont interprété à leur manière – en complicité avec les filles du Chœur de La Roquette - La Coupo Santo, l'hymne provençal écrit par Frédéric Mistral.

Grand Prix de l'Académie Charles Cros en 2003 pour son premier album Es lo titre, et en 2005, le Grand Prix Sacem des Musiques du Monde. Il s'est produit sur les grandes scènes en France et au Womex à Séville, Global Fest de New-York, Sfinks Festival de Belgique, en République Tchèque, aux Pays-Bas, en Malaisie, à Tanger, à Tunis…

DISCOGRAPHIE

Tant Deman, Buda Musique/Universal, 2007

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