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De Kanjar'oc à Dupain en passant par Gacha Empega, Sam Karpienia a transfiguré la musique marseillaise, lui offrant une voix unique. Gemme polie par les forces telluriques qui parcourt la Méditerranée, son chant inoubliable renvoie à l'ivresse du rebetiko comme à la fièvre flamenca ou bien à l'insolence joyeuse de cette nouvelle chanson provençale dont il est un pilier. L'Occitan affirmé se souvient de l'Occident et l'énergie de sa musique se rapproche de celle du rock, mais un rock affranchi des rythmes binaires et dans lequel les riffs du luth du chaabi algérois se substituent à ceux des guitares saturées.
Cet étonnant tremplin de sons, de rythmes et d'harmonies propulse la voix du chanteur et l'aide à franchir la barrière de pudeur qui le séparait de sa langue maternelle. Il suspend sa pratique de l'occitan pour l'usage du français, en extrait des mots limpides comme autant de symboles et leur offre des courbes mélodiques dont la beauté crue et sans apprêt exalte la vie à travers les thèmes du voyage, de l'aimée bienveillante, des paroles échangées ou du soleil rédempteur. Il décrit des expériences initiatiques éternelles où l'on reconnaît les instants magiques de nos propres existences.
Benjamin Minimum, Mondomix
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Guitariste, percussionniste, auteur-compositeur-interprète, Sam Karpiénia signe de belles collaborations, d'Erik Marchand à Manu Théron en passant par Rodolphe Burger.
Invité en première partie du concert historique de Goran Bregovic aux SUDS, à ARLES en 1999, avec Dupain (formation qui fait actuellement une pause), il revient en 2008 avec une formation qui réunit à ses côtés, Daniel Gaglione à la mandole, Bijane Chemirani et Thomas Bourgeois, aux percussions.
Myspace
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