LA SCENE NINA BERBEROVA

Du mardi 14 au vendredi 17 juillet, à 18h, devant la Chapelle du Méjan, concerts gratuits
Pour la seconde année, une nouvelle scène s'installe place Nina Berberova, pour des concerts gratuits avec des artistes reconnus qui offrent au public des Suds un moment de partage unique.

Mardi 14 juillet
KREIZ BREIZH AKADEMI, Bretagne
Académie de musique populaire du Centre-Bretagne

Sous la direction d’Erik Marchand cet orchestre, composé d’instruments « délicats »
(cordes pincées, frottées, flûtes, percussions), réinterprète la musique de Basse Bretagne en suivant les règles issues du monde modal pour une ouverture aux musiques de la Méditerranée et du Moyen Orient.
Au contact d’artistes internationaux reconnus pour leur travail sur la musique modale comme Mehdi Haddab (France/Algérie), Yair Dalal (Iraq/Israël) ou Spyros Halaris (Grèce), ils ont construit un répertoire issu de la musique bretonne en utilisant une orchestration innovante encore inconnue en Bretagne ou dans d’autres régions d’Europe de l’ouest. Le projet de réinterpréter la musique de Basse Bretagne en suivant les règles issues du monde modal (incluant l’improvisation) reste la base du travail. L’orchestration nous entraîne même, parfois, vers un timbre presque oriental. Pourtant le respect des thèmes issus de la tradition orale bretonne est permanent. Les gwerzioù, an dro, dans fisel ou fanch retrouvent la couleur modale de leur origine rurale et locale mêlée à celle des instruments plus internationaux de cet ensemble.
+ d’infos sur http://www.myspace.com/izhpenn12

Mercredi 15 juillet
SAYON BAMBA, Guinée

Sayon Bamba, ex-chanteuse des Amazones de Guinée, nous conte sans complexe ni tabou, des petits bouts de vie happés au gré de ses pérégrinations dans les maquis guinéens, des histoires de femmes aspirant à la liberté, des histoires de maquis en folie, de fêtes, de déceptions amoureuses… Des histoires à la fois familières et envoûtantes qu'on n’écoute pas seulement avec les oreilles, mais de la tête aux pieds.

Marseillaise d'adoption, guinéenne de naissance, elle porte un regard perçant sur une société déroutante se débattant entre fêtes de villages incontournables, pauvreté grandissante et polygamie malveillante... Sensible, charismatique, elle a su métisser -à travers le chant et la danse- ses racines et les sonorités croisées tout au long de son parcours ; une fusion musicale bien à elle, portée par une féminité touchante ; nous restituant, sans complexes ni tabou, ses émotions et son vécu.
Un répertoire original magnifiquement servi par des musiciens d’horizons variés, généreux et sensibles... qui n'hésitent pas à se jouer avec elle de la chanson française dans des interprétations tout à fait personnelles de Gainsbourg ou Nino Ferrer...
Portée par une guitare espagnole ou une mandoline, une trompette en bois ou en sourdine, une guimbarde ou des flûtes, des percussions latines entremêlées au bolon, au gongoma et au doum africains, la voix de Sayon s'affirme, forte et sensuelle, rugueuse et fragile.

DISCOGRAPHIE
Mod’Vakance, Cobalt L’Autre Distribution, 2008


+ d’infos surt www.sayonbambacamara.com

www.myspace.com/sayonbamba

Jeudi 16 juillet
FANFARAÏ, France
En coproduction avec le Festival Villes des Musiques du Monde (93)

Dix musiciens, résidents en région parisienne et issus de cultures très diverses renouent joyeusement avec la tradition des déambulations festives. Formation atypique et originale, née en 2005, ils réinterprètent les musiques du terroir maghrébin en mêlant, très habilement, cuivres et percussions traditionnelles. Un orchestre haut en couleur, qui offre un spectacle festif et généreux. Un étonnant mélange alliant tradition et modernité qui nous plonge dans une ambiance sensorielle émouvante.

Dans les arrangements, se côtoient avec audace et humour thèmes arabo berbères, consonances afro-cubaines, latines ou jazz. Renouant avec la tradition des orchestres de rue qui animaient les évènements importants dans l'Algérie du début du siècle, l'instrumentation (Raïta, Chant, Derbouka, Bendir) en est cependant différente. Ici, il s'agit d'une fanfare (trompettes, saxophones, trombone et tuba) augmentée de percussions (Derbouka, Congas, Tab'l, Kerkabous), d'une batterie et d'un chanteur/violoniste ou mandoliste.
Après avoir longtemps joué dans la rue, FANFARAÏ présente aujourd'hui un répertoire de scène. Avec dès le départ une volonté d'ouverture, un respect et l’envie de s'enrichir au contact de l'autre, tant humainement que musicalement, ils ont orienté les actions communes du groupe : tout en avançant vers la fusion, ils préservent et font dialoguer les éléments forts des différentes traditions.
+ d’infos sur http://www.myspace.com/fanfarai
et http://www.tournsol.net/artistes.php?id=3

Trois de ses membres, Samir Inal, Mehdi Chaib et Patrick Touvet, dirigent également un stage de cuivres et percussions, du mercredi 15 au vendredi 17 juillet

Vendredi 17 juillet
RAJERY QUARTET, Madagascar

Après un Moment Précieux (le jeudi 16 juillet) en solo, le talentueux Rajery présente son quartet.

Entouré d’un quartet de musiciens triés sur le volet et aussi efficaces dans un répertoire jazz que dans celui des musiques traditionnelles de Madagascar, Rajery évoque la nostalgie de son terroir natal et le bonheur des rencontres nouvelles, avec une authenticité que sa carrière internationale n’a pas affadie. Ça chante et ça danse avec un enthousiasme irrésistible, vif, tendre et puissant à la fois.
Avec Rajery à la valiha/chant, Jovin à la guitare/voix, Fefy à la basse/voix et Rafax, à la batterie, ils réussissent le fanamby d’une fusion entre l’héritage musical malgache et leur propre culture musicale. Ici, les polyphonies a cappella côtoient les rythmes chaloupés du salegy chantés dans les années 70 par Jaojoby, le blues mélodique des Hauts-Plateaux est alors évoqué tout comme les rythmes entêtants des danses Antandroy (danses des peuples de l'extrême sud, mimant la vie de tous les jours, les animaux, les oiseaux) ou le groove du rija Betsileo (polyphonies paysannes sur fond de chronique populaire).
+ d’infos sur www.myspace.com/rajery

 

LES SCENES EN VILLE

Du mardi 14 au vendredi 17 juillet, à 11h30 et à 18h, place Paul Doumer, concerts gratuits
Au cœur du quartier de La Roquette, cette scène accueille des groupes sélectionnés pour leur qualité artistique. On se souvient que le Festival avait ainsi permis aux festivaliers de découvrir les débuts de l'algérienne Souad Massi, Nawal ou Tinariwen…

Mardi 14 juillet
LES VIOLONS BARBARES, Bulgarie/Mongolie/France

En offrant une musique énergique, ce trio inédit nous embarque instantanément vers des terres lointaines et paysages sauvages. Soutenus par Fabien Guyot et ces percussions endiablées, le Bulgare Dimitar Gougov (gadulka) et le Mongol Enkh Jargal (morin khoor) ce groupe déploie un véritable ouragan de notes pétries d’émotion. Les timbres chaleureux des deux violons traditionnels rentrent en parfaite harmonie avec la voix majestueuse et mystique d’Enkh Jargal, qui révèle ici toute la richesse du chant diphonique mongol dans un contexte beaucoup moins habituel, telle que les musiques festives balkaniques. Une rencontre acoustique qui franchit les frontières stylistiques mêlant les géographies, l’improvisation jazz, une recherche sonore et une belle énergie rock…

On se souvient que le Festival a déjà accueilli quelques uns des musiciens talentueux de la scène strasbourgeoise : Dimitar Gougov avec le groupe Boya et Fabien Guyot, venu l'an dernier avec L'Hijâz'Car pour un concert mémorable de la chanteuse chaouie Houria Aïchi, au Musée départemental de l'Arles Antique
+ d’infos sur http://www.myspace.com/violonsbarbares

Mercredi 15 juillet
LES TARENTULES D’OCBEC, Occitanie-Québec

Musique sauvage et chants traditionnels du sud de l’Italie, du Pays d’Oc et du Québec…
Un surprenant assemblage des traditions : tarentelles, bourrées et chansons à texte et à répondre.
Ce trio formé en 2006 réunit le multi instrumentiste arlésien Henri Maquet et les truculents chanteurs Samuel Bouchet & le Québécois Jean-François Lessard, découvert au Festival en 2008.

Jeudi 16 juillet
ALY KEITA & OLIVIER RENNE – AKOR, Côte d’Ivoire-France

AKOR, c’est l’histoire d’une rencontre pendant une jam session entre un batteur d’inspiration « coltranienne » français et un balafoniste ivoirien. A la fois, Occident et Afrique, fièvre du jazz et musique traditionnelle du berceau de l’humanité, leur musique est un dialogue énergique, puissant et équilibré en totale complicité. Une confrontation batterie/balafon par deux fous de musique, deux funambules du tempo, de la lumière et de la couleur sur des thèmes des deux musiciens.
Olivier Renne : cet Arlésien d’origine a participé à diverses formations jazz dont le trio de Mal Waldron et a fondé le Gang Renne Quartet avec son frère Gilles, guitariste. Rapidement, il joue avec Louis Petrucciani, Francis Jacob ou le quartet de Serge Adam. De 1990 à 1997, il fait partie du quintet d’Emmanuel Bex, le Bex’tet, avec lequel il effectue de nombreuses tournées à l’international et participe à 4 albums. En 1993, il crée le Olivier Renne Amalgam Quintet, avec lequel il enregistre Amalgam (1998) et Osiris (2000). Il travaille régulièrement avec le pianiste Laurent Attali. Depuis 2002, il tourne avec le quartet du saxophoniste free américain Byard Lancaster, le quartet de la chanteuse américaine Cynthia McPherson ou le contrebassiste américain Farris Smith.
Aly Keita est issu d’une longue lignée de griots et apprend à jouer du balafon auprès de Zouriaté Coulibaly. En 1986, il rencontre Georges Makinto et avec lui, le jazz qu’il commence alors à pratiquer. Il a su adapter son balafon à toutes sortes de styles musicaux, ce qui lui permet de croiser le fer avec des artistes de renommée internationale tels que Rhoda Scott, Camel Zekri, Paco Séry, Steve Arguelles etc. Il a également participé à l’enregistrement de nombreux albums avec Georges Makinto ou d’autres formations comme Beta Foly, African Project (avec Gilles Renne et Philippe Sellam) et joue régulièrement avec Paco Séry ou le chanteur Mano Solo.
Il est également maître du stage « ensemble mandingue » avec Laurent Rigaud
+d’infos sur www.alykeita.com

Vendredi 17 juillet
SYL NUVAANU, Japon-Espagne-France

Alliant guitare flamenca et chant japonais, Syl Nuvaanu a su créer d'emblée son propre style et son propre son. Emportée par le jeu de guitare de David Michelet, la chanteuse Tsutomu Kawasaki délivre des mélodies aériennes, ciselées comme des diamants. S'y ajoutent les rythmes joués par Fatal Error sur un set atypique de percussions : bongos, cajon, cymbales chinoises, etc... Ajoutez sur scène la danse flamenca, première passion de Tsutomu, ainsi que des textes mi-poèmes mi-rap, lancés par Fatal Error dans un mégaphone, et vous obtenez un spectacle hors normes, incomparable à quoi que ce soit d'autre. Inimitable, mêlant avec subtilité poésie et énergie, Syl Nuvaanu a en main tous les atouts pour s'imposer au tout premier plan de la scène world. A découvrir d'urgence !

Tsutomu et David se sont rencontrés à Séville. Elle était venue de son Japon natal pour y apprendre l’Art de la danse flamenca tandis que David, qui lui venait de France, brûlait ses nuits à jouer de la guitare avec ce que Séville comptait de musiciens flamencos. Les années qui suivent sont faites de travail, de perfectionnement et de spectacles, quand Tsutomu se découvre une autre passion : le chant. Les compositions s’enchaînent, peignant un univers intime, poétique et inventif. Leur rencontre avec Fatal Error, compositeur alchimiste, qui pour l’occasion, se révèle percussionniste, va allumer la mèche et créer Syl Nuvaanu.
S’il est vrai que c’est le hasard qui guide nos chemins, Syl Nuvaanu a dû, pour exister, beaucoup exiger du hasard…
+ d’infos sur http://www.sylnuvaanu.com/