Festival Les Suds, du 13 au 19 juillet 2015

Nos valeurs / Nos éditos

 

Edition 2016 : Faire humanité ensemble !

 

Observateur du monde qui nous entoure, passeur de savoirs, de savoir-faire, de rites, de traditions et ouvert aux nouveaux courants, le Festival Les SUDS, à ARLES donne en partage toutes les musiques d’ici et d’ailleurs.

Faire humanité ensemble, c’est développer un humanisme concret, en rassemblant des hommes et des femmes de bonne volonté autour d’un rituel artistique et des moments symboliques qui invitent à la Beauté, en incitant à renouer avec toutes nos émotions, qui ici font sens, parce qu’elles ouvrent à l’Autre.

Faire humanité ensemble, c’est encore faire société sur le territoire avec des actions culturelles menées à l’année, afin que notre vivre ensemble ne se transforme pas en une lutte intestine... contre nous-mêmes.

En ces temps de banalisation de la barbarie, de bouleversement social, d’abandon des réfugiés politiques ou économiques, en l’absence de scrupules de certains pouvoirs, Faire humanité ensemble c’est oeuvrer à un dialogue entre droits de l’homme et droits culturels – ce droit des personnes à être reconnues dans la liberté et la dignité de leur identité pour autant qu’elles reconnaissent la culture de l’autre.

Faire humanité ensemble exclut alors l’entre-soi et en appelle bien au contraire, à l’empathie, à l’altérité, à l’altruisme… en une meilleure version de nous-mêmes !

Et c’est bien avec cette intention que se présente la 21e édition, avec des musiques qui croisent l’espace et le temps au point d’y perdre le nord ; avec des répertoires qui transforment nos habituelles latitudes :

hommage à la Chanson française avec des artistes amoureux de notre langue (Yuri Buenaventura, Dorsaf Hamdani) ; chant émotionnel des cultures originelles puisant aux plus profond de leurs racines (Noëmi Waysfeld, Yelli Yelli) ; grandes traditions souvent revisitées (La Macanita, Danyèl Waro, Anouar Brahem) et créations novatrices (Bachar Mar-Khalifé, Chassol, Uèi, Pachibaba, La Yegros) ; subtiles complicités (Ballaké Sissoko & Vincent Segal, Kala Jula) ; énergies explosives (Emir Kusturica, Bareto) ; brillants  partages de savoirs avec les maîtres des 41 stages et master classes ou avec les intervenants de nos actions culturelles (Protest Songs sous la direction de Xavier Rebut)…

À Arles, nous pouvons offrir aux cultures musicales que nous invitons, un écrin patrimonial d’une beauté et d’une richesse exceptionnelles. Conjuguer tant de diversités – culturelle, historique, architecturale – procure le bonheur de faire se tutoyer les  patrimoines.
Tous les artistes invités du Festival témoignent, s’il le fallait encore, de la fonction cathartique de nos musiques. Nous nous réjouissons de concentrer dans notre belle cité-monde le temps d’une semaine, ces énergies dont nous avons tous tant besoin.

Faire humanité ensemble, c’est le titre qui s’est imposé à nous pour cette 21e édition du Festival Les Suds, à Arles.

Une édition qui voudrait une fois encore, réunir harmonieusement autour des musiques vivantes de tous les pays, autour de merveilleux artistes, les publics qui viennent d’ailleurs et ceux qui sont d’ici.

Agis en ton lieu, pense avec le monde, écrivait Edouard Glissant...

 

Marie José Justamond
Directrice de Suds, à Arles


Edition 2015 : Rallumer tous les soleils1 !

 

Depuis 1996, au cœur de la belle cité arlésienne plus que deux fois millénaire, nous proposons la découverte et le bonheur du partage des musiques d’ici, et d’ailleurs. Façonnées par l’Histoire, pétries de leur actualité géopolitique, vivantes et pertinentes, inventives et créatives, festives ou méditatives… toutes ces musiques singulières venues du monde entier, été après été, éclairent nos jours et nos nuits.
 
Le Festival s’est construit autour d’une phrase d’Albert Jacquard qui résonne depuis longtemps fortement en moi : je suis les liens que je tisse.
Résolument inspiré par un territoire naturellement tourné vers la Méditerranée et vers le monde, le Festival est un tissage aux motifs à la fois denses et subtils, patiemment et passionnément élaboré avec les artistes, les équipes, les professionnels, les élus, les partenaires culturels et socio-culturels, des intellectuels, les journalistes ; avec les acteurs économiques aussi bien sûr ; souvent avec les amis ; avant tout, grâce et pour un large public !
 
Les Suds, à Arles alors serait ce bel ouvrage que toutes ces grandes et petites histoires, tissées, puis finement reliées entre elles, dessinent autour d’un fil conducteur : celui des « passions joyeuses ». En opposition aux passions tristes (peur, crainte ou nostalgie), les passions joyeuses font du rapport à l’Autre le « passage vers une augmentation de la puissance d’être et d’agir » 2
 
Je suis les liens que je tisse… Et puisqu’à Suds, nous aimons les créolisations et les rencontres, pourquoi ne pas faire nôtre cet autre credo simple, d’Edouard Glissant cette fois-ci : je peux changer en échangeant avec l’autre, sans me perdre ni me dénaturer. Faisant fi de la marchandisation de la culture et de la peur sclérosante de l’Autre, nous pensons que ces musiques de la «mondialité» ouvrent la porte à d’autres manières d’exister au monde.
 
Pour nos vingt ans en 2015, nous avons souhaité inviter des artistes de renommée internationale mais aussi entre local et global, des créations inédites et des talents en émergence, issus de cultures singulières à la fois empreintes de leurs histoires plurielles et brassées par les vents de l’actualité : le vaste monde arabe, Cuba, la Grèce, l’Espagne, la « Tsiganie »... Et, pour souffler un air de fête sur le territoire des Suds, la [Nuit des Fleuves] du 14 juillet, a vu converger sur les quais du Rhône de nombreux publics, musiciens professionnels et amateurs en un dialogue original entre notre delta et celui du Mississippi !
 
Dans ce atelier à ciel ouvert qu’est le Festival, qui œuvre une semaine en juillet et tout au long de l’année, nous désirons dire au public : venez découvrir ce que vous ne savez pas que vous allez aimer ! Venez ici vous relier au monde, et à ceux qui vous entourent ! Rallumons ensemble tous les soleils !

Marie José Justamond
Directrice des Suds

1 Citation de Jean Jaurès, empruntée sur le blog d’Edwy Plenel commentant l’ouvrage de Jean-Pierre Rioux

2 Cf Spinoza

 

 

Journée spéciale "Rallumer tous les soleils  !" - Lundi 13 juillet 2015

 

            

FORUM ATTAC / Projection-débat      ATTAC / Conférence-débat          LA PAUSE D'ARTE / Projection     RV DE MEDIAPART / Edwy Plenel

 

Et aussi ... 

 


 

Edito 2014

Cette 19e édition du festival Les Suds, à Arles sera poétique et politique !

Poétique, grâce à la créativité des musiciens que nous accueillons, et à la vision sublimée du monde qu’ils nous donnent en partage.

Politique, au sens originel de "qui concerne la cité et le citoyen". La cité aujourd’hui, c’est le monde. Et les pays des artistes que nous recevons sont, comme souvent, sous les feux de l’actualité internationale : l’Ukraine, la Palestine, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, le Mali...

Et, si l’on pousse plus loin la dialectique, c’est avec deux concepts essentiels, chers à Edgar Morin, que nous souhaitons illustrer cette édition : Résistance et Reliance. Edgar Morin part du constat que notre civilisation sépare plus qu’elle ne relie. Parce que nous devons assumer l’incertitude et l’inquiétude, parce qu’il existe beaucoup de sources d’angoisse, nous avons besoin de forces qui nous tiennent et nous relient. Nous avons besoin de reliance parce que nous sommes dans l’aventure inconnue [...] La compréhension entre personnes, cultures et nations porte en elle, un potentiel de fraternisation qui nous invite à nous reconnaître comme enfants de la Terre-Patrie, dit-il.

Tous les artistes de talent que nous invitons, nous offrent de grands moments d’émotions, de grâce partagée et de communion – de CALEXICO à SUSHEELA RAMAN, KAYHAN KALHOR & ERDAN ERZINCAN, DOM LA NENA & DANÇAS OCULTAS, CIGDEM ASLAN ou ESPERANZA FERNANDEZ – ; des temps de fête aussi, de nouveaux rythmes, des transes joyeuses et sensuelles – avec AMSTERDAM KLEZMER BAND, CHUCHO VALDES, DUPAIN, DAVID KRAKAUER, MAGIC MALIK... Tous sont aussi créatifs et porteurs d’imaginaires que de nouveaux mondes possibles et de fraternité, et donc de reliance !

Aussi, nombreux sont ceux qui conjuguent passé et présent, Nord et Sud, Est et Ouest, ragga et musette avec WINSTON MCANUFF & FIXI, dabké et électro avec OMAR SOULEYMAN, kan ha beat box avec KRISMENN & ALEM, afro-ngoma et rap avec AHAMADA SMIS, jazz-punk et incantations chamanes avec MELT YOURSELF DOWN... Leurs œuvres riches et réjouissantes témoignent de la liberté de créer en explorant la face positive de la mondialisation.

Résistance à l’uniformisation des musiques, des cultures, de la pensée. Résistance vécue par de nombreux artistes, au présent ou dans le passé, avec JOHNNY CLEGG et les MAHOTELLA QUEENS d’Afrique du Sud, DAKHABRAKHA d’Ukraine, TAMER ABU GHAZALEH de Palestine... Résistance enfin à la substitution du pouvoir politique par le pouvoir financier. Nous en parlerons lors d’une grande journée de réflexion à l’occasion du 14 juillet avec Arte et Mediapart, avec Attac aussi.

Reliance, parce que nous souhaitons au fil de la semaine du Festival, ouvrir une fenêtre qui parle au monde et du monde avec le désir de partager avec tous d’autres manières d’être présents au monde, sans peurs.
Reliance enfin, parce que Les Suds – et la musique que fait le monde en ce moment – sont des espaces-temps où peut se construire le lien à soi, aux autres et au monde de demain !

Marie José Justamond
Directrice de Suds, à Arles

 

 

 

Journée spéciale " Résistance et Reliance " - Lundi 14 juillet 2014

 

       

            FORUM ATTAC / Projection-débat    ATTAC / Conférence-débat    LA PAUSE D'ARTE / Projection  RV DE MEDIAPART / Edwy Plenel   CINE AFLAM / Projection 

  


Retour sur le Rendez-Vous de Médiapart 2014 avec EDWY PLENEL

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE 10 juillet 2014

 

Les intermittents des Suds soutiennent le Festival Les Suds, à Arles qui soutient les intermittents ! 

 

C’est avec cette phrase que l’équipe intermittente du Festival se positionne à quelques jours de la 19e édition… Par ailleurs, et tout au long de la semaine, ils souhaitent rappeler l’importance des régimes, mis à mal par l’accord du 22 mars, de l’ensemble des salariés précaires qu’ils associent à leur action.

Ils souhaitent continuer à œuvrer pour la culture, pour le public et tous les artistes, qu’ils soient étrangers ou français.

 

Ainsi, tous les techniciens et artistes des SUDS garantiront la bonne réalisation des concerts sur l’ensemble des scènes de cette 19ème édition du festival : Moments Précieux, Soirées Suds au Théâtre Antique, Nuits des Forges, Scènes en Ville… Les actions menées viseront à sensibiliser l’opinion publique à la fragilité d’un secteur dont la vitalité et la diversité reposent en grande partie sur une souplesse, synonyme de précarité pour nombre de ses acteurs.

 

SUDS soutient pleinement leur mouvement* et nous aurons l’occasion de l’exprimer avec cette19e édition qui, plus que jamais, s’annonce Poétique et Politique

 

Ainsi, nous ouvrirons la semaine, en cette date symbolique du 14 juillet, par la journée Résistance & Reliance avec EDWY PLENEL de MEDIAPART, ARTE et ATTAC.

Nous aurons bien entendu l’occasion d’évoquer la question du régime des intermittents et de comprendre comment, au-delà du monde de la culture, ces changements de société déséquilibrent la démocratie à une échelle européenne, voire globale !

 

Résistance à l’uniformisation des musiques, des cultures, de la pensée, relayée par les artistes invités. Résistance à la mainmise du pouvoir financier sur le pouvoir politique qui ne défend plus l’intérêt de la majorité des citoyens et menace les plus fragiles.

Reliance, parce que « La compréhension entre personnes, cultures et nations porte en elle, un potentiel de fraternisation qui nous invite à nous reconnaître comme enfants de la Terre-Patrie » explique Edgar Morin. Reliance enfin, parce que le Festival est un espace-temps où peut se construire ce lien à soi, aux autres et au monde de demain !

 

* c’est pourquoi vous verrez un petit carré rouge accroché aux vêtements, symbole de solidarité aux intermittents lancé pendant le Festival d’Avignon. 

 

Marie-José Justamond

Directrice de SUDS, à ARLES

 

 

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