Dick ANNEGARN, Söl

Concert. 75 min.  

Jeudi 15 AVRIL à 21H . Chapelle du méjan, Arles

Dick Annegarn, sa voix, ses textes, sa guitare, dans le plus simple appareil. Solitaire et ensoleillé, les pieds au sol et la tête dans les nuages, telle est la clé de Söl, son dernier album. L’insolite et salutaire néerlandais franco-fou chantant croque avec gourmandise mots et mélodies, et nous livre un folk-blues intime et mélancolique.

Inutile de rappeler les fleurons désormais historiques de la carrière savoureuse de ce personnage fantasque, en gammes solitaires comme en riffs de groupe ou en géographie symphonique : de Sacré Géranium à Vélo vole, en passant par Bruxelles, Mireille, Quelle belle vallée et autre Ubu, ces chansons font partie de notre patrimoine, célébrées il n’y a pas si longtemps par une pléiade d’artistes reconnaissants, de Souchon à -M-, de Bashung à Calogero, dans un Grand Dîner festif et convivial. Mais tout ça, c’était hier. Car Dick Annegarn est loin d’avoir entonné son dernier couplet. Son nouvel album, enregistré seul dans sa tanière rurale de Laffite-Toupière en Haute Garonne, confiné avec poules, canards et lapins, en est la preuve. Dix chansons brut de pomme, où gambadent Marylin Monroe, Pythagore, Modigliani, Saint Thomas, des piafs quadrupèdes et des agrumes volants, le tout entre La Haye, Saint Denis et l’Himalaya. Un disque qui salue aussi le retour du Dick prodigue dans sa maison de disques fétiche, le label tôt Ou tard.


Dick Annegarn naît à La Haye en 1952 et partage ses vingt premières années entre Bruxelles et les Pays-Bas. Il apprend en autodidacte la musique et en particulier la guitare en écoutant des disques folks et blues américains notamment Woody Guthrie ou Big Bill Bronzy. En 1972, après avoir abandonné ses études d'agronomie, il s'installe à Paris et fréquente l'American Center et le Petit Conservatoire de Mireille. Chanteur, guitariste, pianiste, accordéoniste, xylophoniste..., il enregistre en décembre 1973 son 1er disque, qui rencontre un succès public immédiat. Son jeu de guitare très sophistiqué et ses textes empreints de surréalisme touchent un large public, mais il préfère tout abandonner au mépris des habitudes du show-biz : en 1978, au cours d'une conférence de presse, il annonce qu'il quitte le monde du spectacle, se consacre au journalisme, à l'ouverture d'un café-épicerie et entreprend de multiples voyages notamment au Maroc. Il reviendra en 1981, participe en 1985 au printemps de Bourges et remplit le Zénith de Paris. Depuis, sa discographie s’est étoffée d’une douzaine d’albums savoureux. Il réside actuellement dans le Sud-Ouest de la France, à Laffite-Toupière où il organise chaque année le Festival du Verbe.

Photo © Guillaume Rivière