Dès lors que vous décidez de rencontrer Samuel Rouesnel « Samuelito », des noms surgissent rapidement dans son propos. Manuel Agujetas que lui faisait écouter son père et qui possédait l’inimitable fêlure des cordes vocales que l’on ne connait qu’aux gitans de Jerez, Paco de Lucia, le plus grand dont il ne parle qu’avec respect, Andrés de Jerez, représentant vivant de l’école Agujetas, avec qui il a enregistré son disque de flamenco puro dans les mythiques studios Ferber à Paris, Thierry "Titi" Robin qu’il a vu en concert, tout petit et toujours avec son père, lors du festival « Sur les routes des musiques tziganes »… Autant dire si toutes ces rencontres ont su forger la virtuosité de ce musicien, jeune prodige qui avoue être né avec une guitare dans le berceau.
Article initialement publié sur le blog Plein Suds de Mediapart. Plein Suds est un ensemble de textes sensibles produits par l’équipe du festival des SUDS, à ARLES, pour accompagner concerts, créations, rencontres et artistes invité·es, et en prolonger l’expérience au-delà de la scène.
Ce texte accompagne l’édition 2019 du festival.